Aujourd'hui est un jour solennel, et cet article ne l'est pas moins. Pourquoi aujourd'hui plus qu'hier et que demain ? Pourquoi pas la journée de la femme ou la semaine de l'Europe ? Tout
simplement parce qu'aujourd'hui, Gustave Borjay vous annonce qu'il a commencé la rédaction de son roman dont vous n'êtes pas le héros. Les premières lignes ont été écrites, lumineuses, fières et
insolentes à la fois, prenantes et généreuse également.
Cependant, Gustave Borjay prévient le futur lecteur. Qu'il ne s'attende pas à un livre commercial. Qu'il ne s'attende encore moins à un délai commercial. Le livre pourra mettre un an ou deux, ou
même trois, à être écrit. En effet, il y a plusieurs tâches à mener de front, toutes passionnantes, toutes exigeantes, et toutes destinées à être achevées à la perfection.
La première tâche est la réflexion narrative. Comment les faits doivent-ils s'enchaîner ? Comment doit-on faire sentir l'évolution intérieure des héros ? De quelle manière le chef Scout Martin,
aidé de sa bande de petits louveteaux, réussira-t-il à sauver le vieux clocher de l'ancienne église ? Comment assombrir le ton de l'histoire progressivement ? Faut-il que Martin perde ses parents,
puis soit amputé d'une jambe, et enfin, poussé par de mauvaises fréquentations, se mette à précipiter les jeunes louveteaux du haut du vieux clocher ? Autant de question qui demandent une réponse
avant d'écrire un nouveau chapitre.
La seconde tâche est la quête d'informations, la recherche d'éléments. Gustave Borjay, déjà érudit sur tout ce qui concerne la Belle-Epoque, n'est cependant jamais repu de nouvelles connaissances à
ce sujet. Tout y passe : la vie quotidienne, l'activité criminelle, le monde du spectacle, les clés du scoutisme rural dans l'est de la France...
Enfin, précisons pour ceux qui ne l'auraient pas encore deviné ce qu'est la dernière tâche : l'écriture ! Chaque mot est pesé, chaque phrase inspectée, et ainsi la mise en écrit des épatantes idées
de l'écrivain nécessite du temps - rançon de la qualité.
Et maintenant, en avant première, Gustave Borjay vous dévoile le premier mot de son Roman :
« Paris »1. C'est à la fois peu et beaucoup. C'est un mot qui appelle d'autres mots,
c'est un chef de file qui le premier se présente à l'avide lecteur et lui dit :
« Paris, ce mot chantant, ce mot mystérieux que tu lis, ce mot n'est pas seul. Avec beaucoup d'autres il forme un
tout, un ensemble d'idées, un conglomérat de pensées. Continue plus avant, ô auguste lecteur, et profite humblement des beautés nouvelles qu'à chaque page ce livre te dévoile. »
Gustave Borjay vous salue
« Puis Martin, un léger sourire aux lèvres, dit au
jeune louveteau en désignant le vieux clocher :
- Tu verras, c'est encore plus beau d'en haut ! »
1. Mot non contractuel. Ce mot est susceptible de changer à tout moment, selon le bon plaisir de l'auteur. En aucun cas Gustave Borjay ne s'engage à livrer en temps et
en heure un livre commençant par le mot stipulé.