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  • : Le livre dont vous n'êtes pas le héros - a blog by Gustave Borjay
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  • : Gustave Borjay, jeune futur auteur littéraire déjà en quête de reconnaissance, écrit un livre dont vous n'êtes pas le héros. Suite à de nombreuses sollicitations, il a créé ce blog sur lequel il se livre à coeur ouvert, en parlant de son travail incessant et en livrant ses réflexions toujours si pertinentes. Grâce à lui, vous saurez alors comment écrire un roman narré, un best-seller lucratif, une fiction imaginaire, et comment la publier ou mieux, l'éditer.
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De l'auteur

  • : Gustave Borjay
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  • : Homme
  • : 09/04/1985
  • : écrivain esprit talent romancier inspiration
  • : Ne faîtes pas l'effort de retenir mon nom car d'ici peu vous le verrez inscrit partout.

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De ce blog et d'Internet

Dimanche 12 octobre 2008
Sous ce titre aguicheur se dissimule sans doute, pensez-vous, une allusion aux brillants résultats de toutes les superstitions sur lesquelles se greffe le cours de la bourse, cette bourse occidentale, rationnelle et solide. Il n'en est rien. Même si bien sûr, Gustave Borjay jette régulièrement un oeil de plus en plus soucieux sur ses ressources, ses divers placements et son portefeuille boursier. Par ailleurs, il s'inquiète pour le remboursement de son prêt contracté à l'occasion de son achat immobilier, une mignonne maison en campagne qui l'engage pour les trente prochaines années. Mais le pire, c'est qu'au rythme où vont les choses, personne n'aura plus bientôt d'argent pour acheter des livres, serait-ce un chef d'œuvre comme le futur roman dont vous n'êtes pas le héros.
GUSTAVE BORJAY SOIS MON MAITRE VENERE
Mais passons sur ces diverses et bien sombres divagations. Soufflons un bon coup, et portons un regard neuf et optimiste sur ce monde où, décidément, tout va de travers. Aujourd'hui le regard aigu de Gustave Borjay se porte sur la loi qui dicte en apparence le comportement de la majorité des gens : le hasard.
GUSTAVE BORJAY SOIS MON MAITRE VENERE
Pourquoi donc, ont demandé de nombreuses personnes lors de différents sondages (SOFRES, Ipsos, etc...), pourquoi donc y a-t-il cette mystérieuse image sur le site de Gustave Borjay, image où l'on peut voir des dés en mouvement ? Certes ces dés me fascinent, ils sont beaux, ils sont sexy, le tapis vert en-dessous est carrément glamour, mais je ne parviens pas à faire le lien entre cette illustration classe et ce blog, si ce n'est évidemment que le blog est lui aussi classe, sexy et glamour.
GUSTAVE BORJAY SOIS MON MAITRE VENERE
Eh bien qu'ils sachent qu'ils ne sont pas dans le faux, mais que seul Gustave Borjay est dans le vrai, et que ce dernier est prêt à endosser ses habits de pasteur de lumière pour les éclairer. Ces dès sont là pour rappeler qu'il y a un double pouvoir dans l'univers. Face à la sûreté et la détermination de Gustave Borjay (« vous ne viendrez pas sur ce blog par hasard », « ces articles sont excellents et ce n'est pas un coup de chance », etc...), il existe un monde instable et redoutable, le monde du hasard. Rien n'y est parfait, tout peut y basculer (encore une fois n'y voyons aucune allusion au cours de la bourse, qui témoigne d'une incroyable part de hasard dans l'économie occidentale).
GUSTAVE BORJAY SOIS MON MAITRE VENERE
Gustave Borjay voulait simplement rappeler à l'aimable lecteur qui aurait naturellement tendance à sombrer corps et âme dans son blog extraordinaire et à se couper du monde pour mieux se complaire dans cet univers d'exception, qu'il existe malgré tout un autre monde, plus réel et plus insupportable, et que cet autre monde il faut y faire face.
GUSTAVE BORJAY SOIS MON MAITRE VENERE
Gustave Borjay vous salue.

Par un curieux hasard, le cours de la bourse suit une évolution inverse à celle de la fréquentation du blog de Gustave Borjay.

Par Gustave Borjay
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Samedi 13 septembre 2008
Avant, vous perdiez du temps à chercher des renseignements dans l'encyclopédie Universalis, maintenant vous pouvez perdre du temps à en écrire dans Wikipédia. Wikipédia est une encyclopédie gratuite, disponible sur Internet, et qui rencontre un grand succès.

Mais par dessus tout, Wikipédia est libre. Non pas que Wikipédia ait été victime de discrimination dans le passé, avant de s'émanciper grâce à l'amour universel. Non pas que Wikipédia, emprisonnée dans les sinistres geôles d'un cachot humide à la merci d'un sanguinaire potentat aux pensées inavouables, ait d'un dernier geste désespéré brisé les nombreux maillons de ses chaînes. Non pas que Wikipédia, après une longue réflexion philosophique, ait acquis la certitude qu'elle était libre par essence.

Non, tout simplement Wikipédia est libre au sens informatique, ce qui est - avouons-le - nettement plus poétique et rassurant. Pour ceux qui n'ont pas la chance de connaître le dictionnaire de français dans son métaphorique sens informatique, qu'ils sachent désormais qu'un projet est libre lorsqu'il est possible à tous ses utilisateurs, sans exception, de l'améliorer (dans les faits de le modifier).

Ainsi, sur Wikipédia, si vous trouvez un article incomplet, ou même imprécis, rien ne vous empêche de rechercher la médiocre satisfaction de votre tout-puissant amour-propre et d'utiliser vos précieuses lumières pour corriger l'inexact article en question. Dans la même logique, vous pouvez créer un article si vous vous rendez compte, ô injure au savoir, qu'il n'y a pas d'article sur le massacre des chihuahuas mâles d'Indonésie au VIIIe siècle. Dans cette logique, rien ne vous interdit de créer un article sur Tonton Hubert, ou d'inventer un nouveau pays, par exemple le Kalerdjan, potentiel hébergeur de Ben Laden, à la recherche de l'arme nucléaire qu'il a déjà trouvée, et sur la liste des pays de l'axe du mal.

Mais il y a une parade à Wikipédia : les modérateurs. Sous cette appellation quelque peu singulière se dissimule le moyen ultime pour prévenir les dérapages sur Internet. Que quelqu'un crée un article sur Tonton Hubert, et aussitôt un modérateur se rendra compte, grâce à son habituelle sagacité, que Tonton Hubert n'a pas sa place légitime dans un tel ouvrage de connaissances, et de facto supprimera sans pitié aucune l'article consacré au ci-évoqué Tonton Hubert. La parade est là, redoutable d'efficacité :  le contrôle des informations par les utilisateurs de Wikipédia.

Mais cela donne lieu à des dérives aussi tragiques que mortifiantes. Prenons un exemple parlant : deux modérateurs contribuent à l'écriture du même article sur Sylvester Staline (modéré en Joseph Staline). L'un est communiste engagé, l'autre sarkoziste convaincu. L'un met l'accent sur le modèle marxiste, l'autre sur les stages civils en Sibérie. Il arrive alors un conflit sans fin : chaque modérateur supprime tour à tour l'apport du précédent. La solution trouvée, ici, est de verrouiller l'article : celui-ci ne sera plus modifié, car jugé trop sensible. Il s'agit alors d'avoir la chance de voir l'article se verrouiller sur sa propre version.

Mais allons plus loin, allons là où Gustave Borjay souhaite amener le lecteur, dans le but de lui apporter de quoi méditer sur son avenir. On accède en fait à une nouvelle ère qui est celle de la censure moderne. Le constat est simple : lorsque l'on censure, on se met tout le monde à dos ou presque, et infailliblement la censure échouera, la tête de celui qui l'appliquait dût-elle tomber pour cela. Mais si l'on s'arrange pour que ce soit les ennemis de la censure qui eux-mêmes censurent modèrent les articles récents, on atteint une situation bien plus confortable, bien plus durable, car elle est admise par tous et satisfait l'amour-propre de tous. Car en effet, curieusement, Wikipédia se révèle impitoyablement sérieuse, résumé du programme de Sciences Po et de HEC, actualisé par les renseignements du Monde et du Figaro.

Gustave Borjay, lui, vous garantit  que dans son livre dont vous n'êtes pas le héros, il n'y aura rien de conventionnel, et que la seule pensée correcte sera que les Jeux Paralympiques valent bien les Jeux Olympiques (ceci étant susceptible de changer le cas échéant, tout cela au conditionnel).

Gustave Borjay vous salue

Sylvester Staline prend la pose en Sibérie.

Par Gustave Borjay
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